Le 18 avril la date qui marque 1825 jours sans prendre mon premier verre !

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Témoignage par Mylène Nadeau

Hey ! La vérité c’est qu’après une bouteille, tu goûtes plus rien !

Cinq ans que j’ai pas bu le premier verre de vin qui me donnait le goût de finir la bouteille. Moi, ça ? Cinq ans… peux-tu croire ?! J’ai 31 ans et on dirait que ça vient de me sauter dans la face. Pincez-moi quelqu’un ! C’est un miracle que je trouve ma vie sobre trippante, que je voyage et que je rencontre des gens sans même avoir envie de boire. Weird, hein ? Mais t’sais quand tu t’réveilles un bon matin genre ben sec, étourdie, mal au cœur, écœurée que tes matins de fin de semaine ne servent à rien et toi non plus d’ailleurs ? T’sais quand tu te rends compte que boire fait partie de tes activités préférées mais que tu connais pas vraiment tes autres intérêts ? Tu as 26 ans et tu te questionnes sur qui tu es et tu as de la difficulté à être claire et mettre des mots parce que t’as jamais vraiment pris le temps d’y réfléchir. T’sais quand tu te rends compte que tu deviens énervée en-dedans quand tu sais que tu vas boire et que quand tu t’imagines ne pas boire d’alcool, tu trouves ça plate ? Ou quand tu manques des occasions familiales parce que tu as trop bu la veille et que t’as pas le goût de voir personne ? T’sais quand tu t’aperçois que tu dis que tu bois pas tant que ça mais qu’au fond, c’est pour te convaincre toi-même que tu bois pas tant que ça ? T’sais quand tu dis que tu bois pour le goût mais qu’au fond, tu sais que c’est l’effet que tu recherches ? Hey ! La vérité c’est qu’après une bouteille, tu goûtes plus rien ! Pis t’sais, quand tu réalises que si tu as un regret c’est parce que tu as bu la veille… Ben c’est ça, moi j’étais tannée de pas être fière de moi, tannée d’être tannée ; je devais changer quelque chose.

À partir de là, je me suis dis pourquoi continuer en sachant que j’ai jamais envie d’arrêter, que je pouvais pas contrôler ça ?

Le 16 avril 2014,  j’ai virée ma dernière soirée à l’envers. Le lendemain, je me suis réveillée avec un sentiment un peu moins drôle. J’ai compris que c’était le sentiment de regret parce que je me disais toujours : « Juste une à soir ! » Et puis non, désolée ma grande, le black velvet a ENCORE gagné sur toi! Mais là, c’était la dernière fois. La vraie. Mais je voulais surtout pas que  soit ça parce que j’avais 26 ans. Voyons donc, je peux pas arrêter de boire !  Je me questionnais souvent : « Comment ça dont, je ne peux pas juste aller me coucher après deux trois bières ? C’est tu plate aller se coucher ou quoi? » Je trouvais que ça tournait en rond mon affaire et que les mêmes situations revenaient souvent. Je savais pas trop ce que j’aimais, ni mes passions, ni mes valeurs ou mes qualités et défauts. Mais en arrêtant de boire, j’ai appris à me faire confiance, j’ai appris à me connaitre pour vrai. J’ai réfléchi beaucoup et un jour, j’ai compris que pour moi un verre c’était trop et dix, jamais assez.  Maudit que j’étais capable d’en prendre. À partir de là, je me suis dis pourquoi continuer en sachant que j’ai jamais envie d’arrêter, que je pouvais pas contrôler ça ? Ça va toujours être pareil, ça change pas, j’ai assez essayé. T’essayes de te convaincre que tout le monde est de même, que c’est normal de pas être capable de s’arrêter. Mais non, j’ai fini par écouter ce qui se passait en dedans.

Et la bonne nouvelle, c’est que  je n’ai toujours pas trouvé de bonnes occasions pour me réveiller hangover.

 J’ai essayé de pas boire un premier weekend. Facile, ça bien été. Le deuxième, pas de problème. Troisième, quatrième, ça va. Mais il manque de quoi. Cinquième, sixième, septième, j’ai vécu un peu de solitude. J’ai essayé de pas aller au bar ou dans les party comme d’habitude fait que je fais quoi le vendredi soir ? Manger du gâteau ou mieux, j’appelle mes amis Samito et Val Pitch pour écouter une game de hockey et faire des push up !  Ils se pointent avec un coke, une sac de chips et des peanuts ! Merci je vous aime !  J’étais décidée. Et je l’ai fait! Là je suis rendu à 260 weekend et Dieu sait qu’il s’en est passé des choses depuis tout ce temps. 1825 jours que j’ai pas essayé de me faire à croire qu’à soir, j’en buvais juste une. C’est fou pareil C’est un choix qui a changé ma vie, ma façon de penser et ma façon d’être. ! Je suis et j’essaie avec des petits pas d’être une meilleure personne pour moi et pour les autres. Je suis honnête avec moi-même. Et la bonne nouvelle, c’est que  je n’ai toujours pas trouvé de bonnes occasions pour me réveiller hangover. J’ai gardé mes idées claires et j’ai pris soin de moi à la place. Je ne m’empêche plus de rien. Je suis bien avec mon choix, et ce, depuis le tout début. Maintenant mes soirées sont parfaites !  Je ris, je me sens bien et je manque jamais de rien parce qu’il n’y a pas d’alcool. En plus, j’adore aller me coucher ! Et sur un plancher de danse, c’est sûr que tu pars avant moi ! 😂

Ma sobriété, c’est le chemin que j’ai choisi et il m’apporte que de l’évolution.🤷

En ce moment même, je vis un sapristi de beau rêve. Ce matin, après avoir vu le train passer, je marchais sur la rail et je me disais : « Ma vie c’est comme un train et son chemin de fer. Le chemin de fer, mes rails, c’est ma sobriété, la base solide de ma ride. Il y a cinq ans, j’ai réajusté mes rails, j’ai changé la direction mettons  parce que mon train tournait en rond. Il commençait à être moins lustré et à perdre ses couleurs. Il se permettait d’être en retard à gare le matin.  Il laissait monter des gens sans billet. J’ai enlevé un gros wagon qui prenait plus de place que je pensais. Il retardait les autres. Et depuis ce temps-là, mes rails sont plus alignées et le train il roule plus doux, il a fière allure, il est présent et le moteur est plus en forme. Parfois, je dois réparer des bouts brisés si je veux que mon train continu son chemin. Ça va, je suis bien équipée, j’ai les bons outils. Quand quelque chose dans un de mes wagons ne me convient pas, rendu à la station, je le fais descendre. J’ai aussi des gens en or dans mon train. Merci d’être là. Ce chemin que j’ai choisi a mis une foule de belles personnes dans ma vie. Les gens restent, arrivent et repartent, à des endroits et à des moments différents. Parfois, ils remontent à une autre gare, d’autre fois non. Comme ici, ce que je vis à chaque jour. Tout ça pour apporter quelque chose à ma ride et moi à la leur. La vie est une expérience ! Dans mon train,  il y a de l’amour à profusion ; je suis remplie d’amour pour les gens et pour ceux qui m’entourent. Tant que mes rails sont bien alignées, je suis sur la bonne voie et mon train suit le capitaine. Ma sobriété, c’est le chemin que j’ai choisi et il m’apporte que de l’évolution. Je peux maintenant faire des choix, prendre une décision, relever un défi, un rêve, un désir, avoir le courage d’écouter la petite voix en dedans, mon frère dans mon cœur qui veille sur moi et qui m’aide à être le meilleur capitaine…

Aujourd’hui je réalise des rêves et je me sens à la bonne place au bon moment ! C’est ça mon cadeau, j’écoute ma voix. Quand j’étais sur le party, ma phrase préférée c’était :  « J’ai juste une vie à vivre ! SHOOOTER ! » Aujourd’hui j’aime dire :  « J’ai juste une vie à vivre, où est-ce que je veux aller ? Qu’est ce que je veux faire ? Qu’est ce que je veux découvrir ? Qu’est-ce qui me fait tripper ? Qu’est-ce qui me rend fière et heureuse ? »

Je te souhaite de te sentir heureux/heureuse et d’être en accord avec tes décisions et de faire confiance à ton capitaine. #Cleansober 
#thewayofhappiness 
#Jaijusteunevieavivre #experiencesoberlab

Soberlab

Author: Soberlab

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