Février sans alcool ou 60 mois consécutifs sans une goutte!

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Témoignage par Anik Lefebvre 
Aujourd’hui, je fête le moment où j’ai décidé de choisir une autre route. Cette route est peu fréquentée. Celle qui n’avait tellement pas l’air sexy. Celle de la sobriété.
Février, c’est le mois sans alcool.
Aujourd’hui, je réalise que ça fait soixante mois consécutifs que je n’ai pas pris une goutte d’alcool, soit cinq ans. ????
Je me rappelle ce 19 février… 3 jours avant, j’avais vu un super bon show, j’étais sortie avec des amis, beaucoup de rires, beaucoup d’alcool, à en manquer des p’tits bouts…
Aujourd’hui, je fête le moment où j’ai décidé de choisir une autre route. Cette route est peu fréquentée. Celle qui n’avait tellement pas l’air sexy. Celle de la sobriété.
Parce que j’étais tannée de vivre de mini dépressions après chaque souper trop arrosé. À me demander est-ce que j’ai été trop ? Est-ce que j’ai été pas assez ? À manquer d’énergie, à me sentir littéralement comme du ????. Parce que j’ai réalisé que de la façon que je suis faite, que je suis constituée, je dois faire des affaires dont je suis fière et qui me font du bien pour être heureuse. Pas ajouter un dépresseur qui m’amène vers le bas. Sinon j’ai la tape sur la tête facile. C’est tout !
J’aime comparer mon intérieur à un feu et je sais que je n’ai pas besoin de l’alcool pour le garder vivant… Je n’ai pas besoin de mettre d’essence dessus, tu vois ?
Bon, je suis fucking loin d’être Bouddha, mais j’ai l’impression que dans la sobriété, je me rapproche de plus en plus de qui je suis.
À chaque début d’années, je souhaitais que mon cœur, mon corps et ma tête soient en harmonie. T’sais que les bottines suivent les babines comme y disent???? Je faisais deux pas en avant et en une soirée, j’avais l’impression d’en reculer de trois.
Aujourd’hui, je célèbre ! Je suis si reconnaissante de me lever chaque matin, sans sentiment de honte, sans regret. (Bon des fois mon estomac me dit que mon sac d’amandes au chocolat était peut-être over mais ça…???? )Mais jamais je ne me réveille en regrettant des mots que j’ai dit ou des actions que j’ai faites. Bon, je suis fucking loin d’être Bouddha, mais j’ai l’impression que dans la sobriété, je me rapproche de plus en plus de qui je suis.
Je ne te cacherai pas qu’au début cette décision fut difficile. J’avais peur de devenir plate, straight, que ma vie sociale en mange un coup ! Comme de fait, des amis se sont éloignés, mais d’autres sont restés❤️. L’alcool, ce lubrifiant social par excellence. C’est parce qu’il y en a partout t’sais. Pis si par malheur tu dis que tu n’en prends pas, t’as le droit à ce regard d’interrogations et à ce genre de répliques : “As-tu un problème d’alcool ? Pourquoi t’en prends pas, as-tu quelque chose demain ?” Je rêve au moment où ne pas prendre d’alcool sera aussi banal que de ne pas prendre de café. Qu’il n’y ait pas de justifications à faire. Oh well… Ouais, la première année je l’ai trouvée plate, plutôt grise. Mais je savais que je voulais vivre des changements et que c’était un passage obligé.
Mais quand je me retrouvais en groupe (avant la pandémie bien sûr) ou juste en regardant toutes les émissions de télévision avec leur verre de vin… j’ai réalisé que c’est très WILD de ne pas boire.
J’ai toujours été un peu rebelle… j’avais peur de perdre cette couleur en ne consommant plus. Mais quand je me retrouvais en groupe (avant la pandémie bien sûr) ou juste en regardant toutes les émissions de télévision avec leur verre de vin… j’ai réalisé que c’est très WILD de ne pas boire. Jour après jour, un peu plus d’amour envers moi-même. Un peu plus de douceur quand j’en ai besoin, accepter que je ne sois pas parfaite, mais que je suis juste assez. Faire du mieux que je peux. T’sais moins de procrastination, plus dans l’action. Plus de constance, aussi. Je m’aligne vers ça de plus en plus, pis j’aime ça… vraiment ! Je n’ai jamais été aussi bien (même en temps de pandémie…c’est tout dire !)
Puis l’amour s’est pointé le bout du nez, juste avant la pandémie. T’sais un amour vrai, sans masque, simple, une vraie rencontre, sans l’alcool qui met le beau filtre au début. De la vraie beauté. Je ne pensais pas que j’allais le vivre dans cette vie-ci, pis c’était ben correct de même. Mais il est là et il est bon. Ça, c’est juste du gros bonus !
J’ai eu envie d’écrire là-dessus parce que j’en suis très fière, oui, mais aussi pour dire qu’on n’est pas obligé d’être dans un bas fond pour arrêter. On n’est pas obligé d’avoir tout perdu non plus. On peut tout simplement se dire : je vais essayer AUTRE CHOSE !
Je vais bien célébrer ça aujourd’hui❤️

Author: Soberlab

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