Arrêter de boire : la meilleure chose que j’ai faite pour moi

Texte par JS Lapierre
Dans mon milieu de vie, celui du skateboard, l’alcool et le partying sont énormément glorifiés.

Arrêter de boire a été l’une des meilleures choses que j’ai faites pour moi.

Évidemment, la route vers la sobriété est progressive. Prendre la décision d’arrêter ce n’est pas nécessairement la fin d’un cheminement, mais c’est certainement une grande prise de conscience.

Tout au long de ma vie, j’ai eu à dealer avec l’anxiété et certaines peurs complètement créées par mon mental. Je ne sais pas si ça provenait de mon passé ou de certains problèmes non réglés dans mon subconscient, mais une chose est sûre, c’est que sans l’effet néfaste de l’alcool, j’arrive désormais à voir plus clair.

Dans mon milieu de vie, celui du skateboard, l’alcool et le partying sont énormément glorifiés. J’ai donc vécu pendant plusieurs années sans vraiment me questionner à savoir si ce mode de vie me rendait heureux. J’étais plutôt du genre à suivre ce que tout le monde faisait et je trouvais ça normal.

Peu à peu, j’ai réalisé que certaines personnes de mon entourage – dans le monde des artistes et de la musique – avaient arrêté de consommer. Tous ces gens disaient que la sobriété avait changé leur vie pour le mieux. Je me suis alors dit pour la première fois que j’allais l’essayer. Ça a commencé par des périodes de temps d’une semaine ou d’un mois, à plusieurs reprises.

« Le calme intérieur qui m’habite est tellement plus agréable que tout le stress qu’un lendemain de brosse m’apportait. »

À l’époque, il était fréquent pour moi de boire plus que je l’aurais souhaité ou de consommer des drogues dures. Quand j’arrivais à ce stade-là, je ne me reconnaissais plus : je suis un gars qui a été élevé en campagne dans un tout petit village et je suis d’habitude de nature relativement calme. J’éprouvais donc beaucoup de honte et d’anxiété lorsque ça arrivait, d’autant plus que j’ai toujours eu des grands rêves et une bonne idée de ce que j’aimerais que ma vie soit. En consommant, je me rendais la tâche plus ardue. Donc, après avoir eu une relation amour-haine avec l’alcool pendant plusieurs années, j’ai décidé d’arrêter de consommer pour de bon.

« Je réalise que mon monde extérieur est le reflet de mon monde intérieur. »

Ça fait maintenant trois ans que je suis abstinent et j’en suis tellement fier. Comme je l’ai dit plus haut, ça ne signifie pas la fin de mon développement personnel, mais pour moi c’était définitivement la voie à suivre. Je ne vois plus les choses de la même façon qu’avant. Le calme intérieur qui m’habite est tellement plus agréable que tout le stress qu’un lendemain de brosse m’apportait. Et j’ai plus de temps et d’énergie pour faire les choses que j’aime comme le skate, la lecture, l’entraînement et la méditation.

Parfois, les gens me demandent si je vais recommencer à boire, mais maintenant que j’ai vécu cet espèce de high on life, je doute qu’un jour je retourne à mes vieilles habitudes de sortir et de faire le party. Après avoir lu quelques livres portant sur le développement personnel et spirituel, je réalise que mon monde extérieur est le reflet de mon monde intérieur. Je suis donc plus conscient de mes habitudes alimentaires, de mes émotions et de mes pensées. Et sans l’alcool, c’est beaucoup plus facile à faire!

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