La créativité, ça mange quoi en hiver?

Je compulse à trouver de nouvelles idées, des nouvelles façons de voir la vie ou de mettre en œuvre un projet qui pourrait avoir un impact social positif.

Ça fait un bout que je veux écrire sur la créativité. Cette espèce de phénomène qui me fascine, qui donne la possibilité de rendre ma vie plus belle au quotidien. Pourquoi la créativité, l’exercice créatif ou simplement, le fait de bouillonner d’idées et de projets me garde en vie et heureuse ? Parce que ça me donne le sentiment de contribuer, le sentiment d’être utile et impliquée même si ce que je crée ne touche pas toujours des masses de gens. Je me dis que même si ce n’est qu’un seul être humain à la fois, ça me procure un sentiment d’épanouissement. Pour moi, c’est ça la beauté de l’écriture, du processus créatif, de l’art en général : ne pas savoir qui ça va toucher, ne pas trop savoir si l’idée va vraiment vivre mais une fois que ce sera créé, ce le sera pour toujours.

Des fois, je dirais même souvent, j’ai des émotions. Oh que oui ! Comme bien des humains, les émotions font partie de nos équations quotidiennes. Je peux décider de me laisser envahir par elles comme je peux choisir de les accueillir sans trop me laisser atteindre voire démolir par la tristesse, la colère ou la peur, pour ne nommer que celles-là. Les émotions peuvent devenir néfastes très rapidement si je les laisse prendre toute la place. Aujourd’hui, je le sais, je suis très au courant de ma difficulté à les gérer aussi. C’est comme un voisin fatiguant, si tu lui laisses un pouce, il va prendre un pied. Même combat avec une émotion qui fait mal, qui dérange. Une bonne habitude que j’ai prise dans les dernières années et qui m’aide à me relever lors de périodes plus difficiles, c’est de me plonger dans la créativité et tout le processus qui est devenu une sorte de médicament qui coûte absolument rien. Ça coûte peut-être seulement le prix de mon engagement, de mon temps et de mon dévouement à ma pratique, quelle qu’elle soit. Je n’aime pas dire que je compulse là-dedans mais si je suis honnête, je dois dire que c’est littéralement ce que je fais. Je compulse à trouver de nouvelles idées, des nouvelles façons de voir la vie ou de mettre en œuvre un projet qui pourrait avoir un impact social positif. Je réalise qu’en vieillissant, c’est vraiment à ça que je carbure, ma contribution à la société et ça me permet de trouver des beaux moments de paix, même de bonheur. Ça fait de mal à personne mais il faut seulement savoir s’arrêter. Comme dans n’importe quoi, c’est une question d’équilibre. Et pour moi, la sobriété, c’est exactement ça : l’équilibre.

Je sais pas vous, mais moi j’ai longtemps senti que j’étais en marge (pour plein de raisons !) Ça faisait mon affaire parce que j’aime la marginalité, les différences, j’aime ne pas être normale. J’aurais pas dit ça avant mais bon, y’a juste les fous qui changent pas d’idées ! J’invente rien en disant que la créativité c’est magique et que ça guérit mais j’entends beaucoup de gens (toutes sortes de gens!) me dire : « Je suis pas créatif moi, c’est pas naturel chez moi ! J’suis pas capable ! » À chaque fois que j’entends ça, je me dis que c’est de la bullshit. Avec amour. Je crie pas d’insultes aux visages des gens quand même. Par contre, je sais très bien que les humains se mettent leurs propres limites et qu’elles ne servent pas à grand chose. Elles confinent, elles rendent malheureux, ces limites. Au risque de me répéter, je suis persuadée que la créativité est accessible à tous parce que les idées créatives (tout comme les idées noires!) ne font pas de discrimination, elles peuvent trouver refuge dans la tête et le cœur de quiconque fait preuve d’ouverture. Tout dépend de ce que tu fais avec l’idée, avec le flash et de comment tu décides de vivre l’expression qui t’habite au quotidien.

Oui, les idées veulent naître et elles veulent vivre, à tout prix, comme une entité qui fait son petit bout de chemin, qui a son propre destin.

Je suis consciente qu’on a pas tous les mêmes talents mais une chose est sûre, on a tous peur du jugement. Moi j’essaye de me dire que personne a le temps de me juger, pis si on me juge, je vais bien dormir pareil parce que je ne me serai pas empêchée de rien. Bref, ce que j’essaye de dire c’est que la créativité c’est comme un mode de vie. Tout ce qui se produit dans ma vie, que ce soit une rencontre, une situation banale, une photo sur Instagram, l’image d’un souvenir précis, une œuvre d’art, un livre, de la musique, tout ce qui croise ma route peut devenir une source d’inspiration à créer quelque chose de plus grand que moi. Comme le dit si bien Amélie Nothomb, dans son livre Nostalgie heureuse: «  Tout ce que l’on aime devient fiction. » C’est si beau, si vrai. Il y a aussi Elizabeth Gilbert que j’adore, elle m’inspire tellement. Un jour, j’ai appris en lisant son merveilleux livre The Big Magic, que les idées voyagent, que les idées veulent toujours trouver le meilleur collaborateur pour vivre. Oui, les idées veulent naître et elles veulent vivre, à tout prix, comme une entité qui fait son petit bout de chemin, qui a son propre destin. Ça leurs prend simplement des gens passionnés, avec beaucoup d’énergie pour les concrétiser. Et je pense qu’une personne en rétablissement d’une dépendance est un candidat de rêve pour toutes les idées de la vie, on a tellement d’énergie quand on devient sobres, on peut soulever des montagnes quand la perception change ! Mon utopie serait que la terre entière devienne un endroit où tous les êtres humains qui souffrent ait accès à des outils pour développer leur créativité en tout temps, qu’ils voient à quel point ça soulage et qu’ils ne puissent plus jamais arrêter de créer. Ils se créeraient ainsi une vie à leur image, à la hauteur de leurs rêves. C’est peut-être ce qui est en train de se passer avec Soberlab. Il faut y croire pour le voir. Moi j’y crois.

J’ai envie de faire un petit jeu, un exercice, juste pour voir si la réponse va être bonne. On fait des tests dans la vie, c’est comme ça. Il n’y a pas de doute sur le fait que le mot expression est un joli mot. Moi, Eliane Gagnon, je m’exprime à travers des mots pour me faire entendre, comprendre. Je ne pense pas au résultat mais j’écris ce qui me vient en tête. Tout le temps. Je laisse les idées circuler sans les juger. Un peu comme les émotions.  Mais comment faire pour transformer ce qui m’habite en une idée, que vous vous demandez ? Mystère et boule de gomme. J’imagine qu’il faudrait l’essayer ! Alors voilà, je termine en mettant au défi tous ceux qui aurait envie de se lancer dans un processus créatif, de laisser tomber les barrières et de faire une expérience. À partir de l’image en haut qui est une citation de Charles Bukowski, je vous invite à écrire un texte ou à créer quelque chose qui vous inspire en interprétant librement les émotions ou les sensations qui montent en regardant l’image, en lisant ces lignes.

Pour ceux qui se prêteront au jeu, écrivez-nous pour nous partager votre expression soberlab@gmail.com ou même directement sur la page facebook!

 

 

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